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Bébé, nous avons grandi dans l’échec, mais on a oublié

Je crois qu’un des premiers challenges dans notre vie de bébé, c’est d’apprendre à marcher. Et vous savez quoi? Apprendre à marcher est une des premières expériences de l’échec! Car avant de marcher le bébé se casse la figure largement plus de 100 fois avant de pouvoir à peine tenir sur ces deux jambes.

Imaginons donc un instant un bébé qui ne tente qu’une seule fois de marcher et qu’il abandonne aussitôt. Les parents vont tout de suite se précipiter sur le premier pédopsychiatre pour savoir ce qui ne va pas.

Les bébés sont de formidables outils et laboratoires de développement personnel pour nous les adultes. Mais pourquoi donc intègre-t-on le fait de pouvoir marcher après cent échecs comme un fait naturel et que dans notre vie adulte on voit autour de nous des personnes qui désistent au bout de 3 ou voire 2 tentatives? D’ailleurs il faudrait également se regarder dans une glace et faire un point général sur tous les trucs qu’on a abandonné alors que si on avait essayé cent fois, nous aurions sûrement réussi.

Il faut dire qu’il manque quelque chose d’essentiel dans notre vie d’adulte, il nous manque quelqu’un qui s’extasie de bonheur, qui nous dit « ne t’inquiète pas mon bébé, continue voilà, c’est bien » et qui applaudit à chaque petit progrès! Dans notre vie d’adulte la personne en face de nous qui est peut-être notre mentor, serait exactement la même personne qui nous a appris à marcher quand on était petit. Il n’a jamais douté de notre capacité à pouvoir marcher un jour, il avait une confiance absolue en nous, ll n’a jamais envisagé l’échec pour nous!

Et voilà le bas qui blesse, quand nous devenons adulte nous avons moins de monde autour de nous pour nous dire que c’est bien d’essayer et de réessayer. Nos parents sont dépassés par les évènements et ne comprennent plus rien au système actuel, ils nous restent nos amis mais ils sont également de la même spirale (rat race?) . Il se peut que nous soyons bien marié pour avoir un partenaire qui soit derrière pour nous dire qu’il faut persévérer dans l’échec, et il nous reste nos mentors!

A la question grandit-on dans l’échec : oui dès petit tout petit! Mais on a oublié

A la question pourquoi oublie-t-on ce qu’on a appris pourtant tout petit?

  • Manque de mentor?
  • Parents nuls qui à partir du moment où nous avons marché sur nos deux pattes, on commencé à déconner avec notre éducation?
  • Prof nuls qui nous apprennent avant tout la culture de l’échec?
  • Attirance vers les plaisirs immédiats et société de consommation?
  • Influence des amis qui sont dans la même problématique?
  • notre compagnon, avec qui on s’est marié mais qui ne nous soutient pas dans nos projet?
  • L’entourage qui n’arrête pas d’essuyer des échecs?
  • Les gens jaloux qui veulent absolument nous voir tomber?
  • La peur de l’échec?
  • Je ne suis pas psy, mais tout ce que je peux dire, c’est que, quand on grandit on a oublié que pour marcher nous sommes tombés plus de 100 fois, voire 1000 fois, sans oublier qu’à cette époque, nous étions entouré d’une équipe formidable (nos parents, notre famile) qui nous épaulait à chaque progrès et qui nous applaudissait.

    Alors c’est simple : vaincre dans la vie, c’est se souvenir qu’on a appris à marcher!

    Pour avoir l’opinion d’autre personne sur les échecs qui nous font grandir aller sur

    Worldemotions.net

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    10 Responses to “Bébé, nous avons grandi dans l’échec, mais on a oublié”

    1. Fabrice dit :

      Tout à fait, c’est très vrai. On oublie cela et c’est bien dommage!

    2. Bel article. J’en ai la preuve devant moi tous les jours et je crois qu’elle m’apprend plus que je ne lui apprend…

      • marohtro dit :

        Des fois je me dis que le dév perso est tellement évident, que je suis toujours fasciné par le nombre de livres et d’écrits qu’il y a sur le sujet, alors qu’il suffit de regarder autour de soi pour apprendre! D’ailleurs j’ai longtemps hésiter à lancer ce blogue….

    3. Erwan dit :

      Le truc c’est que lorsque l’on est bébé, on n’a pas vraiment d’obligations ni de comptes à rendre. Alors qu’une fois adulte, il faut penser à nourrir sa famille, se loger, épargner pour l’avenir. Bref, plein de choses que l’on subit et dans lesquelles sont moulés la plupart des gens.

      Et lorsque l’on tente de sortir de la matrice, on a deux types de personnes qui nous tombent dessus: ceux qui s’inquiète pour nous et ceux qui sont jaloux.

      Ceci dit c’est aussi un problème de culture. Aux US on valorise plus les gens qui sortent du système que chez nous en France.

      • marohtro dit :

        Erwan, merci pour ton commentaire. Non nous n’avons pas d’exuses, il faut essayer et ressayer. j’aime bien le mot matrice! je vais creuser!

    4. Claude dit :

      Pour être plus terre a terre, tomber souvent quand on apprend a marcher permet de se muscler les jambes. Sans tomber on manquerait de force musculaire pour se relever et marcher. donc tomber permet de marcher!!

    5. Je ne pense pas que tout le monde oublie les échecs de son enfance. Cela dépend de comment nous les avons vécus et comment « on » ou « notre entourage » les a entretenus.

      Mais c’est vrai que l’éducation et les parents sont très importants dans l’éducation. C’est à partir de ce qu’ils nous apprennent que nous devenons ce que nous sommes aujourd’hui, tout au moins en partie.

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